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Les 5 grands chantiers pastoraux et prioritaires

``Serviteur pour l'Amour de Jésus``

Structure de l’Eglise et construction des Paroisses

Pour répondre aux défis de la nouvelle évangélisation, l’Église se doit d’être forte et organisée. Pour l’Archevêque de Libreville la force de l’Église dans le monde de ce temps repose d’abord sur la puissance de l’Esprit Saint qui la vivifie et la guide, mais aussi sur son organisation et le dynamisme de ses structures. Celles-ci constituent d’ailleurs des lieux visibles de la présence de l’Esprit. Elles soutiennent la mission et lui donne un cadre. Ainsi, il est important de prendre soin des structures et des paroisses qui, pour la plupart dans notre diocèse, sont héritées de « l’époque des missionnaires ». C’est même une priorité pour l’Archevêque de Libreville, qui a décidé d’en faire l’un de ses cinq chantiers.

Cependant, il ne s’agit pas seulement de l’entretien du patrimoine existant ou de l’administration des paroisses. Il s’agit aussi de faire preuve d’innovation et de créativité pour le renouvellement et le développement de ce patrimoine, ainsi que pour la création de nouvelles paroisses en réponse au dynamisme de la population et l’expansion urbaine. Toutes les initiatives allant dans ce sens trouvent un écho favorable dans le cœur de L’Archevêque . Par ailleurs, c’est dans le souci de voir mieux gérer les ressources matérielles et financières de l’Église que s’inscrivent les récents décrets sur l’aliénation et l’administration des biens temporels.

De plus, ayant constaté avec regret que nos paroisses sont presque toutes des quêtes , Monseigneur Jean Patrick entend engager résolument l’Archidiocèse de Libreville sur le chemin de l’autofinancement et de la mutualisation des ressources. Cela passe par la création de nouvelles structures d’autofinancement, une gestion rigoureuse de celles-ci, la formation des agents pastoraux laïcs sur les questions d’autonomie financière, de ressources humaines et de gestion des paroisses et un plus grand engagement de l’économat diocésain dans l’accompagnement et le suivi des projets paroissiaux. Dans le cadre de la paroisse, cette démarche prend appui sur l’établissement de conseils paroissiaux forts. Il est question de redonner au Conseil Pastoral et au Conseil pour les Affaires Économiques une place de choix afin d’aider plus amplement les prêtres dans leurs missions. Les rencontres avec les membres des différents conseils sont une preuve parmi tant d’autres de l’intérêt et de la confiance que leur porte l’Archevêque.

Bâtir dans les 15 ans avenir, une université Catholique au Gabon pour redonner à l’Eglise tout son éclat d’antan.

Enseignement catholique

La charge d’accomplir la fonction prophétique et d’enseignement du Christ a été confiée à l’Église. Cette charge, l’Église la réalise « non seulement par la hiérarchie qui enseigne en son nom et avec son pouvoir, mais aussi par les laïcs dont il fait pour cela des témoins en les pourvoyant du sens de la foi et de la grâce de la parole » (Lumen Gentium, n. 35). Donc, c’est à tous les baptisés – chacun suivant son état de vie – qu’est confiée la charge d’enseignement du Christ. Et cette dernière ne couvre pas seulement l’annonce de la Bonne Nouvelle ou des Doctrines de l’Église mais aussi des valeurs qui donnent de grandir selon le Dessein divin.

Dans cette perspective, l’enseignement catholique est un lieu où l’on réalise la charge d’enseignement. Cependant, on se heurte à des difficultés énormes.

Avec l’augmentation de la démographie  la création des écoles catholiques devient un besoin permanent et nécessaire. Une obligation pour nous afin de répondre au besoins réels du Peuple de Dieu qui est dans l’Archidiocèse.

Alors, l’Église doit encore un peu plus accueillir les jeunes dans ses écoles, mais avec les coûts parfois élevés, même les chrétiens les plus engagés n’arrivent pas à inscrire leurs enfants dans les écoles qui sont d’abord les leurs. De fait, un autre besoin se présente, celui de restructurer l’enseignement catholique de manière à ce qu’il tienne compte davantage des familles les plus défavorisée mais aussi que se manifeste une meilleure gestion des ressources financières, humaines et matérielles et qu’il participe pleinement au développement intégral de l’homme, c’est-à-dire tous les hommes et de toutes les femmes en proposant un enseignement qui  sera parsemé de riches valeurs chrétiennes.

Cette volonté de restructuration de l’enseignement catholique devient alors un de mes projets . Les recents décrets en disent long : malheureusement au fil des années, le lien entre l’Eglise et les écoles s’est étiolé perdant de sa densité. La célébration des 175 ans, a été l’occasion d’une réelle prise de conscience pour redonner à l’Ecole Catholique toute sa dimension ecclésiale : les acteurs, les structures, et les moyens mis en place doivent être au service du projet éducatif catholique.  La création de la coordination pour l’enseignement catholique dans notre diocèse est un organe important pour la mise en pratique et le suivi des nouvelles orientations afin de donner un nouveau visage à nos écoles. Aussi, un travail a commencé au niveau des écoles primaires et dans les lycées et collège catholiques.

Ainsi donc, prions le Seigneur pour que tous les projets initiés trouvent en Jésus-Christ leur pleine réalisation. Et qu’en aidant le peuple de Dieu à mieux se former qu’il donne à chacun de marcher ensemble sous le regard bienveillant du Père.

Aujourd’hui, on peut se demander, où en est la formation chrétienne et l’évangélisation des jeunes? La formation est plus que jamais nécessaire au catéchisme, dans les écoles, séminaires, les groupes d’apostolats des laïcs, une formation théorique et spécifique doit être effectuée.

Famille

La famille est la cellule de base de la société voulue par Dieu.   elle a besoin d’être protégée. Aujourd’hui plus que jamais, la famille doit être préservée. C’est pourquoi elle fait partie notre Chantier.

La famille est lieu noble d’apprentissage et de transmission des valeurs humaines et spirituelles. Elle doit être protégée comme toute irresponsabilité de la part de nos sociétés d’aujourd’hui. Le pape François n’a pas manqué de dire en prélude au Synode sur la famille : « Dieu n’a pas créé l’être humain pour vivre dans la tristesse ni pour rester seul, mais pour le bonheur, pour partager son chemin avec une autre personne qui lui soit complémentaire […]. C’est ce même dessein que Jésus […] résume par ces paroles : “ Au commencement de la création, Dieu les fit homme et femme. À cause de cela, l’homme quittera son père et sa mère, il s’attachera à sa femme, et tous deux deviendront une seule chair. Ainsi, ils ne sont plus deux mais une seule chair ” (Mc 10, 6-8 ; cf. Gn 1, 27 ; 2, 24) ».

La famille n’est pas seulement un héritage mais une destination pour ceux et celle qui veulent aller loin. Ainsi, dans notre archidiocèse, les familles doivent être valorisées. Elles doivent autant que possible refléter la lumière de l’Évangile dans ce monde.

La famille gabonaise doit revenir à ce qui la fonde : le Créateur.  Chaque famille chrétienne doit prendre sa place prophétique au sein de notre Église locale pour répondre aux défis de l’heure. . Les familles d’aujourd’hui sont envoyées comme “disciples missionnaires” (cf. EG, 120). En ce sens, il est nécessaire que la famille se redécouvre comme sujet incontournable pour l’évangélisation. Voilà le vrai sens de la famille chrétienne. « La famille est en quelque sorte une école d’enrichissement humain […] elle con l stitue le fondement de la société » ( GS , 52). L’ensemble des rapports de parenté, au-delà du strict foyer familial, offre un précieux soutien pour l’éducation des enfants, pour la transmission des valeurs, pour la sauvegarde des liens entre les générations , pour l’enrichissement d’une spiritualité vécue. ( Cf. XIVème ASSEMBLÉE GÉNÉRALE ORDINAIRE   La vocation et la mission de la famille  dans l’Église et dans le monde contemporain   RAPPORT FINAL DU SYNODE DES ÉVÊQUES  AU PAPE FRANÇOIS   )

Les vocations:

Les vocations sont et font l’Église. La question des vocations dans son ensemble est une question importante pour le ministère épiscopal de Mgr L’archevêque de Libreville Jean Patrick IBA-BA.  En ce temps de bouleversements societales : où l’homme veut tout garder pour lui, il faut que l’Église et en particulier l’Archidiocèse de Libreville ait le courage de prendre le chemin d’une pastorale des vocations qui soit adaptée et attentive aux aspirations des hommes et des femmes de ce temps. Il est bien vrai que Dieu se révèle chaque jour en appelant et chacun de se laisser toucher par cet appel.

En somme, il nous faut aussi repenser l’accueil des vocations.  Il nous faut réapprendre à accueillir, à recevoir les vocations que Dieu nous donne. Il nous faut créer des chemins pour rejoindre ces jeunes filles et jeunes hommes qui n’attendent que cet appel pour tout laisser… Jésus est et reste la jeunesse du monde et veut rendre tout ce qu’il touche jeune et beau pour le Royaume de Dieu. Nous avons encore en mémoire ces paroles du Pape Saint Jean Paul II au Gabon en 1982 : «  Ferez-vous le pas, librement, généreusement ? N’ayez pas peur ! Le Christ n’est pas un “ravisseur”, mais un Sauveur ! Il est venu pour que vous ayez la vie. C’est lui qui détient les vraies réponses aux vraies questions sur le sens et l’usage de la vie. Votre vie est si précieuse ! Votre pays a besoin d’une jeunesse saine, consciente et courageuse ! »

Accueillons Jésus-Christ !

Annonçons Jésus-Christ !

Servons Jésus-Christ !

Formation des Laïcs:

Trois charges incombent à l’évêque en tant qu’il est le Pasteur propre d’un Diocèse : la fonction de gouvernance, de sanctification et d’enseignement. L’évêque exerce la fonction d’enseignement en annonçant la Bonne Nouvelle du salut à tous avec tous les moyens dignes qu’il a en sa possession. En effet, « pour annoncer la doctrine chrétienne, il faut user des moyens variés qui sont aujourd’hui à notre disposition : avant tout, la prédication et l’enseignement catéchétique qui tiennent toujours la première place ; également la présentation de la doctrine dans les écoles et les académies par des conférences et des réunions de tout genre » (Christus Dominus, n° 13). Aussi, il doit s’efforcer de restaurer ou d’aménager le catéchuménat des adultes et travailler pour que les laïcs reçoivent une formation digne et solide. Et pour répondre à cela, nous avons dans notre archidiocèse l’Institut Immaculée Conception pour la formation permanente des laïcs.

Cet Institut forme en premier lieu les futurs catéchistes de nos paroisses sur une durée de cinq (5) ans mais aussi les personnes qui désirent approfondir  leur foi. Dans cet institut, les apprenants reçoivent des enseignements sur le Nouveau Testament (1ère année), l’Ancien Testament (2ème année), le Credo (3ème année), les Sacrements (4ème année) et la Morale chrétienne (5ème année). Ces éléments ont vocation à nourrir la foi et d’aider les fidèles à affronter le monde actuel. De plus, nous avons les homélies, les Conférences de Carême (dont c’était la première édition cette année) et les Catéchèses qui sont organisées dans les paroisses sans omettre celles que l’Archevêque lui-même donne.  Ces lieux étant notre première richesse, nous allons travailler à les converser convenablement. Afin qu’ils soient toujours des endroits où les hommes, les femmes et les enfants de notre temps apprennent et gagnent un peu plus en connaissance.

À l’avenir, nous souhaitons donner une coloration différente à la formation transmise à l’Institut Immaculée Conception en y ajoutant des cours et des Enseignants. Aussi nous désirons créer d’autres lieux d’enseignement pour que tous les fidèles bénéficient d’une formation solide.