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Les armoiries de Monseigneur l’Archevêque de Libreville

Les symboles qui y apparaissent se réfèrent à toutes sortes d’éléments qui ont influencé la  formation spirituelle de l’Archevêque ce depuis les débuts de sa vie de foi jusqu’à son épiscopat : il peut s’agir de références à des personnes, des références à la parole de Dieu,  des références à l’histoire de l’Église, à des communautés, à des lieux et à des événements qui ont une influence sur son engagement spirituel.

Description héraldique des armoiries de Mgr l’Archevêque de Libreville Jean Patrick IBA-BA

1.La colombe au dessus de l’écu :

cette colombe rappelle L’Esprit-Saint du don du Père et du Fils. Elle inaugure la mission de l’Eglise. Dispensatrice des dons du Père. Comme L’Esprit-Saint prêche la vie du Christ, elle accompagne et soutient l’Eglise en marche vers sa pâques.

Sans la force de L’Esprit-Saint personne ne peut dire que Jésus-Christ est Seigneur, à la gloire de Dieu, le Père. Le Saint-Esprit nous révèle la Trinité en illuminant nos intelligences, en éclairant nos cœurs pour que notre être tout entier soit introduit dans la communion de la Trinité. En nous sanctifiant, l’Esprit nous révèle le mystère du salut de Dieu pour tous les hommes et toutes les femmes de notre temps, à travers toute l’histoire du salut, et rend possible l’action de la Trinité toute entière. L’Esprit-Saint est véritablement celui qui renouvelle et sanctifie l’Eglise. Invoquons-le !

2.La croix:

Elle renvoie à l’amour du Christ et aussi à la Sequela Christi. Elle manifeste le témoignage des disciples du Christ.  Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses brebis. Servir c’est aimer. Aimer c’est servir Dieu et les hommes. “Jésus dit à ses disciples : « Si quelqu’un veut marcher à ma suite, qu’il renonce à lui-même, qu’il prenne sa croix et qu’il me suive.”(Matthieu16, 24 ) .

La croix c’est le symbole de la Sequela Christi. Nous ne devons pas  fuir nos croix de chaque jour mais les accepter au jour le jour comme le Christ l’a fait pour sauver l’humanité. Ainsi “porter sa croix” est un appel authentique à rester fidèle à la parole de Dieu, même s’il faut renoncer à soi par certains côtés, même si la foi peut mener à être incompris, maltraité et parfois rejeté. La croix est aussi élévation vers Dieu ;  tout comme la gloire est personnelle et la croix se vit avec Dieu seul.

3.Le “M” :

ce M renvoie à Marie sous la croix. « Voici ta mère » (cf. Jean 19, 26-27). Reprenant ce que Marie est pour l’Église nous pouvons dire que Marie est donnée par Jésus-Christ à l’humanité comme étant Mère. Elle est aussi modèle de foi et d’espérance. Par son “fiat” “Elle occupe la première place parmi ces humbles et ces pauvres du Seigneur qui espèrent et reçoivent le salut de lui avec confiance. Enfin, avec elle, la fille de Sion par excellence, après la longue attente de la promesse, s’accomplissent les temps et s’instaure l’économie nouvelle, lorsque le Fils de Dieu prit par elle la nature humaine pour libérer l’homme du péché par les mystères de sa chair. (Cf. LG n°55). Elle est aussi Notre Dame du Gabon,elle protège le Gabon et tous ses habitants… Qu’elle continue d’intercéder pour tous…

4 Le navire avec les voiles ouvertes :

 Le barque est souvent utilisé aussi comme symbole de l’Église tout entière avec des hommes  et des femmes en quête perpétuelle de sainteté dans le Christ. Ces voiles sont ouvertes pour signifier que ce navire voguer toujours malgré les vents contraires et la mer agitée. Christ est dans la barque qu’est l’Église et rien ne pourra l’arrêter.  “Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous ?”(Cf. Rm 8,31). Le Seigneur ne laissera jamais couler cette barque qu’est l’Église. le Seigneur ne la laisse pas couler; c’est Lui qui la conduit, certainement aussi à travers les hommes qu’il a choisis, parce qu’il l’a voulu ainsi. Cela a été et est une certitude, que rien ne peut troubler (Cf. Benoît XVI,audience générale du mercredi 27 février 2013)

5.La Parole de Dieu ouverte :

Placée en dessous, elle signifie le soubassement de la vie chrétienne. C’est aussi l’Evangile ouvert qui fait appel à l’écoute, l’accueil, la méditation, la lectio divina. « À tous ceux qui l’ont accueilli, il a donné pouvoir de devenir enfants de Dieu » (Jn 1,12). Jésus est la dernière parole du père qui manifeste gratuit son amour. Cette Parole n’est pas du papier c’est une rencontre personnelle et particulière avec Jésus. Lc24, 32Ils se dirent l’un à l’autre : « Notre cœur n’était-il pas brûlant en nous, tandis qu’il nous parlait sur la route et nous ouvrait les Écritures ? »À l’instant même, ils se levèrent et retournèrent à Jérusalem. Ils y trouvèrent réunis les onze Apôtres et leurs compagnons, qui leur dirent :« Le Seigneur est réellement ressuscité : il est apparu à Simon-Pierre. ».  La parole de Dieu c’est lieu du face à face avec Dieu car “ignorer les écritures c’est ignorer le Christ. l’écoute de la Parole de Dieu introduit et accroît la communion ecclésiale avec ceux qui cheminent dans la foi. ( Cf. Benoît XVI, Verbum Domini n°30)

6.La devise :

«  Serviteur pour l’amour de Jésus-Christ. » (2Co4,5) Deux mots : service et amour. C’est un programme d’une profonde densité à l’image du Maître qui n’est pas venu pour être servi mais pour servir et donner sa vie pour la multitude. C’est l’amour qui anime l’action du Disciple. Un amour sans jalousie, un amour patient, un amour qui rend service. Mais l’amour appelle une réponse libre et personnelle, dans le sillage de Celui qui a ouvert un passage devant nous. Le service est tout sauf l’asservissement, il est la liberté absolue de celui qui s’abaisse par amour. Toujours servir les frères et sœurs au nom de l’amour et non par obligation. (Cf. Jn 13,1-14)

7.Le pallium :

La formule liturgique d’imposition du pallium parle d’elle-même : « Recevez le pallium pris au tombeau de Pierre … pour que vous le portiez en signe de votre autorité de métropolitain … qu’il soit pour vous symbole d’unité, témoignage de votre communion avec le siège apostolique, lien de charité et stimulant de votre force d’âme ». Autorité, unité, communion, lien de charité et force d’âme, voilà toute la richesse de cette symbolique.

C’est une écharpe de laine ornée de cinq que le pape et les Archevêque arborent. Le mot « pallium » signifie « manteau ». Il s’agit d’un ornement porté lors de la messe par le pape, les patriarches, les archevêques métropolitains, et quelques rares autres évêques.

Comme le rappelle la laine dans laquelle il est tissé, le pallium est symbole du Bon Pasteur qui donne sa vie pour ses brebis, qui part à la recherche de la brebis perdue et qui la prend sur ses épaules une fois retrouvée. Il signifie aussi que l’évêque est lui-même d’abord brebis, ce que saint Augustin exprime dans une phrase célèbre : « Si ce que je suis pour vous m’épouvante, ce que je suis avec vous me rassure. Pour vous en effet, je suis l’évêque ; avec vous je suis chrétien. Évêque, c’est le titre d’une charge qu’on assume ; chrétien, c’est le nom de la grâce qu’on reçoit. Titre périlleux, nom salutaire » (Sermon 340,1).

De plus, Le Pallium est une bande circulaire de laine noire et blanche avec deux pendentifs, portée par un archevêque. Il se porte autour cou, par-dessus le vêtement liturgique, avec un pendentif devant et l’autre dans le dos. Par sa laine, il symbolise la brebis portée sur les épaules par le Christ, Bon Pasteur, auquel le prélat doit se conformer.   L’archevêque reçoit le pallium du pape. C’est un symbole des devoirs de l’archevêque de paître le troupeau de Dieu et de favoriser la communion des évêques suffragants et des fidèles d’une province ecclésiastique, avec le Pape.